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Archives pour octobre 2009


123

Dis merci

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*

Puis il y eu un été plus mémorable…

- Maman. Tu as vu le peintre dans la rue ?
- C’est un parisien. Il trouve la rue très pittoresque. Il a déjà fait plusieurs aquarelles…
- Je peux aller le voir ?
- Déjeune et vas me chercher les légumes avant.

En revenant du Bastidon Nanette se demandait  ce qu’avaient grand-père et mère à gesticuler ainsi. Leurs visages étaient rouge.

- Tu ne peux pas faire ça ! Pense à tes petits enfants ! Le Bastidon est un bien dans la famille depuis des générations. Tu l’as  reçu. Tu dois le transmettre à tes petits enfants.
- Pourtant ça m’arrangerait. Il en donne un bon prix.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Vous vous disputez ?
- Rentre faire tremper la salade. Prépare la vinaigrette. Çà regarde pas les petites  filles.

Nanette regarda son grand-père. Sa mère. Visiblement ils n’étaient pas du même avis. Attendaient qu’elle parte. Elle gravit les quelques escaliers du perron. Entra. Obéit aux ordres. Quelques minutes plus tard les grands la rejoignirent.

- Pépé mange avec nous à midi. Ajoute un couvert.
- La salade est prête.
- Tu préfères les oeufs au plat ou en omelette papa ?
- Ça n’a pas d’importance. J’ai oublié de te dire. L’antiquaire d’Aix est revenu pour acheter la commode des Sube.
- Ah non ! Tu ne vas pas la vendre. C’est un meuble dans la famille depuis plus de trois générations. Tu n’as qu’une petite-fille. Tu dois lui transmettre !
- Nanette, je te le dis devant ta maman. Tu es ma seule petite-fille. Je ne t’ai jamais  fait de cadeau. Je n’ai pas d’argent.Je vivote avec mes productions. Mais. La commode est à toi. Je te la donne.
- Dis merci à grand-père.
- Merci grand-père.
- Et tu ne vendras pas le Bastidon ?
- Tu veux vendre le Bastidon pépé ?
- C’est pas que je veux le vendre. C’est que le Parisien. Le peintre, veut l’acheter. Il trouve le coin très joli. Notre ciel très pur. Les couleurs éclatantes. Il voudrait s’installer ici. L’autre jour on s’est rencontrés quand il descendait de la chapelle d’en face. Il m’a proposé un bon prix…Je n’ai pas d’argent, pas de T.S.F.. Pas de sanitaires…
- Tu peux pas faire ça papa ! C’est un bien de famille. Vends plutôt la campagne dans la Drôme. C’est loin. Il n’y a que de la terre. La ferme qui a brûlé il y a plus de cinquante ans n’a jamais était reconstruite. Ça ne profite qu’aux voisins qui y  font paître leurs bêtes. Elle ne rapporte rien…
- Tu aimes le Bastidon Nanette ?
- Oh oui pépé !
- Je ne le vendrai pas. Mais vous non plus ! Faudra jamais le vendre. Ça vient de la famille …depuis …je ne sait plus combien de temps…Ça doit rester dans la famille. Toujours. Pour qu’elle ait une terre ancestrale…
- Promis papa.

Sans le savoir. Sans le comprendre. Nanette venait d’assister à un legs personnel. A un engagement verbal transgénérationnel…concernant la terre familiale. Terre sacrée. A conserver contre vents et marées…car terre d’asile…

(A suivre – 39)

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Volontiers

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- Alors Nanette ! Déjà débout ? Tu vas chercher le pain et le journal ?
- Oui Mme janet.
- Tu ne prendrais pas mon journal aussi ? « Le Provençal ». Je suis impotente. Ne peux pas sortir.
- Volontiers.
- Tiens. Voilà les sous. Ne les perds pas !
- A tout à l’heure.

Paralysée par d’énormes oedèmes aux jambes, Mme Janet vivait derrière sa fenêtre. Voyait tout. Tous. Parfois, elle posait trop de questions. Notamment sur la famille. Sa mère lui avait demandé de ne pas répondre aux questions. Mais elle pouvait faire les commissions.

- Toc ! Toc !
- Oh ! Tu as fait vite !
- C’est que je dois aller au Bastidon. Chercher la salade. Voilà votre journal.
- Merci ! Tu es bien gentille. Tiens la pièce…
- Ah non ! C’était pour rendre service. Uniquement. Bonne journée !

Elle poursuivit son chemin en souriant.
C’était agréable de rendre service. De se sentir utile.
La veuve referma la fenêtre. S’installa derrière les vitres pour lire les nouvelles. Se divertir du spectacle de la rue passante.

(A suivre – 38)

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Pas tous les mois !

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La mère posa son bagage. Inspecta du regard le séjour. Ne trouva rien à redire.

- Tiens, grand-mère Aimée m’a donné cette tablette de chocolat pour toi. Ne mange pas tout aujourd’hui. Que ce voyage est fatiguant ! Je vais m’allonger quelques minutes.

- Maman…
- Tout à l’heure !
- Maman…je vais peut-être mourir bientôt…
- Dis pas de bêtise !
- J’ai saigné plusieurs jours. J’ai eu très mal !
- Déjà !?

La mère, surprise la regarda.
- Et qu’as-tu fait ?

La fillette lui raconta les quatre premiers jours de ses vacances. Les taches. Les lavages. L’utilisation de tout le grand paquet de coton. Les heures au lit couchée sur une bouillotte.

-Tu t’es bien débrouillée. Ne t’inquiète pas. Moi aussi ça m’arrive. Ça arrive à toutes les femmes. Tous les mois.
- Ah non ! Pas tous les mois !

La mère monta en riant se reposer du voyage.

(A suivre – 37)

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Elle sortit blême

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Une moiteur odorante la réveilla. La figea. Atterrée. Oh non ! Elle n’avait pas « fait au lit » ?!…Comme toujours le petit…Elle était propre depuis aussi longtemps que remontait sa mémoire…

Elle se leva, tenant son ventre douloureux. Alluma. Horreur ! Sa chemise de nuit était recouverte de sang ! Qu’allait dire sa mère ! Pourquoi perdait-elle son sang ? Allait-elle mourir ? Elle avait si mal !

Longtemps décontenancée…ne sachant que faire elle décida de se laver. S’habiller ; après avoir rempli sa culotte de coton enveloppé dans un grand mouchoir. Changer les draps. Laver les taches…

Enfin elle entendit les appels de l’aïeule.

- Bonjour mémé !
- C’est plutôt bonne nuit. Tu étais si fatiguée par le voyage ? Les premières chaleurs ? Personne n’a voulu te réveiller pour ce premier jour mais les autres il faudra te lever à une heure plus raisonnable.
- Oui…tu as besoin de quelque chose ?
- Fais-moi une tisane. Et tu devrais en prendre une aussi. Tu n’as pas bonne mine !
- Oui, j’y vais.

Elle sortit blême. Elle avait trop mal ! Que devait-elle faire ? Au bout de ses réflexions, une fois la tisane apportait à son arrière-grand-mère, elle résolu de se recoucher, lovée sur une nouvelle bouillotte bienfaisante.

(A suivre – 36)

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Enfin l’été !

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Enfin l’été !
Nanette aidait sa mère au grand nettoyage avant de rejoindre le village pour deux mois. Le petit jouait sur la couverture.

- Tu prendras le car toute seule demain. Je te rejoindrai dans une semaine. Cette année ton frère passera l’été chez les parents de ton père. Nous irons le chercher ensemble fin août.

La fillette ne broncha pas. Elle avait l’habitude d’être seule. Le principal était de retrouver mémé. La nature.

Retrouvailles accomplies, elle organisa mentalement sa petite semaine de liberté.
D’abord demain elle irait à la messe de 10 heures. Elle aimait chanter en latin, les chants grégoriens lors de l’office. Ensuite, elle s’occuperait de mémé jusqu’à le sieste. Puis elle irait avec livre et panier au Bastidon. Enfin, elle rentrerait raconter sa journée à l’aïeule. Puis dodo.

Dans la rue quelques habitants louaient des chambres à des estivants.
L’an passé elle s’était fait une amie, de son âge, qui devait revenir. Après le dîner elles se retrouveraient dans la rue calme. S’assiéraient sur le trottoir devant leur maison. Joueraient aux osselets, mikado, mistigri…ou rivaliseraient d’adresse dans les jeux à 2 ou 3 balles avec handicaps : une jambe, une main…
Parfois d’autres gamines les rejoindraient. Alors ce seraient marelles, jaques-à-dit, une ronde…

Une douleur violente la réveilla.
Elle se tordait. Retenait des cris. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Une lame acérée semblait labourer son ventre. Elle transpirait. Tremblait. Avait chaud. Puis froid. Se lova pour étouffer ce centre émetteur de maux.
Se rendormit comme abrutie de coups.

(A suivre – 35)

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Un diadème blanc

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- Maman, je fais ma communion privée dimanche. Je dois aller à la messe des grands. Porter un diadème blanc.

Elle referma, essoufflée, la porte du logis. Heureusement les soeurs avaient décidé qu’elle méritait, par son attitude générale, ses réponses aux questions, d’entrer dans la communauté des grands.

Elle allait communier. Pouvait assister à la grand-messe et recevoir le corps du Christ comme fidèle à son message.

Une voisine leur prêta la couronne de communion de sa fille.
Sa mère fut incitée à l’accompagner à la messe. Ce beau jour et tous les dimanches.

Enfin l’évènement tant attendu !
Nanette prit encore plus soin de sa toilette, sa coiffure.
La mère fixa la couronne.
Elles arrivèrent à la chapelle où attendaient une poignée d’élues couronnées de blanc, parmi les paroissiens coutumiers.

La soeur répéta les conseils.
L’assemblée pénétra dans le sanctuaire.
Le prêtre sortit de la sacristie.
La messe commença.

Elle suivait, appliquée, le déroulement du rituel sur les livrets disposés sur les bancs. Répondait avec ferveur toutes les répliques concernant le fidèles.

Enfin le célébrant expliqua à ses ouailles que de nouvelles âmes progressaient sur le chemin du Ciel. Invita les fillettes à s’approcher du choeur. Sous la conduite de la soeur elles s’avancèrent tandis que les adultes suivaient en chantant.

Puis, elle n’entendit plus rien.
Se trouva seule, sur un nuage, dans un lieu sacré, devant une main qui présentait l’hostie. La posait dans sa bouche ouverte…

Catastrophe !
Elle ferma les yeux. Virevolta. Rejoignit sa place bouleversée…ses dents avaient touché le corps sacré ! Au lieu de se dissoudre sur la langue avant d’être avalé !
Elle pria désespérément pour être pardonnée de ce sacrilège !
Elle se confesserait au plus tôt.
Cet incident gâcha la joie de ce-jour béni tant attendu !

(A suivre – 34)

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Qu’il était lourd !

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La vie suivit son cours…

- Nanette ! Demain matin nous irons au car chercher un colis de grand-père. Finis tes devoirs ce-soir.

Elle avait horreur de cette corvée !
D’abord la grosse ficelle fermant le gros carton blessait la fine peau de ses mains.
Ensuite, elle avait honte du regard des passants étonnés. Voire réprobateurs.
Et qu’il était lourd !

Parties tôt le matin. A pied, pour éviter les frais de bus. Elles arrivaient au dépôt.
Attendaient. Réceptionnaient le colis.
Parfois le grand-père avait ajouté une petite bonbonne de son vin pour le père. Ces fois-là c’était pire ! Elle avait l’impression que les citadins riaient dans leur dos de ces piteux bagages. Vieux et lourd carton ultra-ficelé…et bonbonnette paysanne !

Le trajet retour n’en finissait pas.
les haltes récupération se multipliaient.
Soit à cause de la grimpette de la rue Sainte.
Soit par l’accumulation de la fatigue due à presque 5 km de dédale.

Au retour, colis posé, ouvert, patates mises à cuire dans une marmite la mère levait le petit. Nanette, fatiguée, s’allongeait pour oublier…

(A suivre – 33)

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C’est pas vrai !

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- Judas s’approcha de Jésus pour l’embrasser.
C’était le signal pour que les soldats l’arrêtent. Jésus se laissa prendre. Mener devant le tribunal. Puis Ponce-Pilate, le chef romain. La foule se moquait de lui. Lui crachait dessus. L’injuriait, le frappait…

Le coeur de Nanette s’affolait dans sa poitrine. Elle recevait les coups. Les injures.

- L’assemblée accusa Jésus devant le chef romain
« Nous avons trouvé cet homme qui pousse la Nation à la révolte, l’empêche de payer le tribu à César…

- Mais c’est pas vrai ! s’exclama Nanette.

- Cet homme se nomme lui-même le Messie. Roi des Juifs. Pilate interrogea Jésus. Ne trouva rien à lui reprocher. Il savait par sa femme toutes les bonnes actions qu’il avaient faites.

Nanette soupira soulagée. D’autres aussi.

- Il proposa à la foule de le libérer, comme il libérait chaque année un prisonnier. Mais les meneurs dans l’assemblée crièrent : A mort ! A mort ! Qu’on en libère un autre ! »

Le coeur de Nanette battait de plus en plus fort. Elle avait peur que les autres l’entendent. Lui demandent de se taire.

- Alors on se moqua de plus en plus de Jésus.
On mit sur sa tête une couronne d’épines qu’on enfonça méchamment…Jusqu’à provoquer des gouttes de sang qui pleurèrent sur son visage….Des brigands amenèrent une lourde croix. Toute la foule haineuse se dirigea vers le Calvaire ; une montagne où l’on pendait les méchants. Le chemin pierreux était long. Jésus dû le faire portant cette lourde croix. Tomba plusieurs fois. Les nantis qui avaient eu peur que le royaume annoncé par Jésus leur enlève toutes leurs richesses riaient de ce piteux roi. Pieds nus, ensanglantés. Visage strié de rides de sang coulant des épines…Les braves gens, craintifs, laissaient faire…
Jésus tomba une nouvelle fois sous le coup d’un soldat pressé d’en finir..

Là c’était trop…Des cascades de sanglots secs ininterrompus jaillirent du corps de Nanette au bord de la syncope.

La soeur s’arrêta brusquement. Se leva. L’attira. Se rassit. La posa sur ses genoux… demanda doucement :
- Qu’est-ce que tu as Nanette ?

Un cri indomptable, surnaturel, fusa :

- Si j’avais été là, on l’aurait pas tué ! Je l’aurai défendu !

La soeur sourit. Les gamines se moquèrent. Le récit fut interrompu. Les enfants reprirent leurs jeux.

Des larmes décongestionnantes s’écoulèrent enfin. Laborieusement le flux émotif regagna son coffre interne. Fut cadenassé. Elle avait honte de n’avoir pu contenir son émotion. Elle avait mal de la trahison de Judas. Elle avait envie de dire à Jésus «  Moi je te crois. Moi je t’aime. Moi je suivrai tes préceptes. Les défendrai. Même si on en rit … »

La soeur l’amena aux robinets d’eau installés près de la petite guérite de vente des bonbons. Essuya son visage. La cloche tinta. Les mamans récupérèrent leur fille. Elle rentra seule.

(A suivre 32)

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Trahi

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Le père reparti la vie à trois reprenait triste, monotone.
Petites éclaircies les heures au patronage. Surtout les minutes consacrées à l’instruction religieuse. Nanette arrivait toujours la première près de la soeur qui leur racontait succinctement les grandes étapes de la création et la vie de Jésus.

A la cloche les fillettes abandonaient leurs jeux. Formaient cercle avec l’adulte. Assises sur des chaises amenées au pied du platane. L’ensemble était assez attentif. Les quelques dissipées cessaient rapidement devant l’arrêt de la narratrice ponctué par la réprobation de l’auditoire.

- Jésus avait fait beaucoup de miracles ; vous vous en souvenez. Il avait prêché partout l’amour. Le respect. La fraternité entre les hommes, les femmes, les enfants. Pourtant il fut trahi.

Trahi. Voilà un mot que Nanette détestait entre tous.
Les gens méchants : on peut les fuir.
Les hypocrites : c’est plus difficile !

- En ce temps-là Jésus sortit et s’en alla selon sa coutume vers le mont des oliviers.
Ses disciples le suivirent.
Lorsqu »il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit de prier.
Veiller avec lui.
Jésus s’en alla un peu plus loin ; seul pour parler à Dieu car il savait sa fin proche. Les disciples s’endormirent. Une troupe de gens arrivèrent guidés par Judas. Cet apôtre, l’un des douze n’était pas venu avec eux. Pour de l’argent il l’avaient venu aux romains qui le cherchaient.
L’occupant avait peur du royaume annoncé par Jésus. Ils ne comprenaient pas les romains, qui’l ne s’agissait pas de renverser l’empereur. L’empereur régnait sur terre. Était attaché à lor, les objets, les richesses souvent mal acquises…
Jésus annonçait le règne de l’amour entre tous les hommes comme seul vrai royaume. Le chemin du salut.

Les fillettes étaient suspendues au récit de la conteuse. Il s’agissait pour elles surtout d’une histoire merveilleuse…Même si ells sentaient « quelque part » qu’il y avait une différence avec les historiettes moralisatrices de la maîtresse, ou les contes des livres prêtés à la bibliothèque…Cette fois elles-sentaient qu’elles étaient concernées…avaient un rôle prévu…La perception était à la fois puissante et confuse. 

 

(A suivre – 31)

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Papa !

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- Papa !
Elle bondit de la couchette. Lui sauta au cou.
- Pouah ! T’es tout mouillé !

- C’est que je me suis dépêché. Où est maman ?La mère sortit de derrière le paravent cachant le placard-toilette
- Je me recoiffais. Bon voyage ? Vous restez plusieurs jours ?

- Nous avons eu une avarie. La pièce est restée en réparation à Gênes. Mon coéquipier malade aussi. Je dois prendre son quart ce-soir. Vous pouvez repartir tout à l’heure ou rester. J’ai la permission du chef et le cambusier à prévue plusieurs repas. Dans ce cas nous rentrerions ensemble demain. J’aurais 48 heures à terre.

- Oh oui ! Maman on reste !
- Et le petit ?
- Mme Chauvin comprendra. C’est déjà arrivé.

Devant sa joie, son père décida qu’il était temps d’aller au carré « se rafraîchir le gosier« . Préparer la collation. Il avait soif, faim, après une fin de trajet tumultueuse. Une machine en moins. Des heures de travail en plus. Dans la graisse et le bruit.

Ils sortirent des 3 mètres carrés. S’étirèrent dans le dédale. Arrivèrent dans l’espace le plus spacieux et convivial du cargo : le carré.

Tandis que père-mère s’entretenaient dans l’office, elle passait d’une banquette à une chaise, à un fauteuil. Débusquait toutes les astuces rangement ou stabilisation. Envisageait le port par tous les axes des hublots. Choisit la table offrant la vue sur le large.

Les premières étoiles se formaient dans le ciel ; dominant une sombre mer plate.

(A suivre – 30)

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123

Il était une fois…

Puisse cette histoire intimiste
vous apporter un peu d'évasion
vous rappeler des souvenirs
ou vous amener à méditer sur la société de consommation...

Auteur:

lunebleue

Catégories

L’absence

L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ;
Il éteint le petit, il allume le grand.

Bussy-Rabutin

L’amitié

Un des plus grands bonheurs de cette vie,
c'est l'amitié ;
et l'un des bonheurs de l'amitié,
c'est d'avoir à qui confier un secret.
A. Manzoni

Le devoir

Je ne connais que deux belles choses dans l'univers :
le ciel étoilé sur nos têtes
et le sentiment du devoir dans nos coeurs.

. E. Kant

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et toujours dans la majorité.
John Knox

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Dans le doute
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Epitaphe

Celui qui cy maintenant dort
Fit plus de pitié que d'envie
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.

Scarron