• Accueil
  • > Archives pour novembre 2009

Archives pour novembre 2009

Chez nous soyez reine

barre23.gif

*

*

Le jour de l’Assomption, les mêmes participants, ou presque, partaient en procession de la Cathédrale pour monter en chantant le long des rues étroites-tortueuses.
Tous les cantiques s’égrenaient pendant l’ascension de la colline menant à l’Oratoire.
Puis une messe solennelle était dite devant la grotte
(réplique de celle de Lourdes).

Sur la terrasse, au-dessus, un orgue-clavecin carillonnait l’accompagnement des psaumes :

Chez nous soyez Reine
Nous sommes à vous
Régnez en souveraine
Chez nous, chez nous
Soyez la Madone
Qu’on prie à genoux
Qui sourit et pardonne
Chez nous chez nous.

*

 

(A suivre – 61bis)

COPYRIGHT

N.D. des Anges

barre23.gif

*

*

En juillet villageois et estivants partaient en car, (de rares privilégiés en auto), pour accéder à une vieille petite chapelle nichée, à une trentaine de kilomètres, au coeur de la forêt.

La grand-messe était dite en plein air sous la protection de la Sainte-Mère dont le sanctuaire n’était ouvert qu’une fois l’an.

Ensuite, les participants se dispersaient en famille ou groupe plus étoffé à l’ombre des pins, des chênes. Repus les vacanciers occupaient leur après-midi.

La plupart des hommes piquaient un roupillon.
Les aînées papotaient en tricotant.
Les femmes courageuses partaient à la recherche des fraises et framboises sauvages ; tandis que les enfants, sous leur surveillance, jouaient à cache-cache, aux gendarmes-voleurs etc.

Cette excursion annuelle avait toujours beaucoup de succès auprès du syndicat d’initiatives.

La chapelle était jolie.
Le site offrait une fraîche beauté en plein été.
Mais c’était surtout pour beaucoup l’espoir de ramener profusion de baies sauvages.

Les bonnes années la patience était récompensée par de savoureux pots de gelée-confitures pour l’hiver.
Les autres la possibilité d’une tarte précieusement parfumée consolait les malchanceux.
Quoiqu’il en soit, ceux qui avaient repéré des « coins » les gardaient jalousement, rusaient pour en détourner les novices…parfois s’y rendaient avant la sortie populaire.

(A suivre – 61)

COPYRIGHT

Le camp d’été

barre23.gif

*

*

Le camp d’été partit sans Nanette.

D’abord déçue elle oublia en retrouvant mémé. Le Bastidon. Les copines de la rue ou les estivantes. Les fillettes ne jouaient plus « à la maman et au papa« , ni à la marelle…elles passaient leur temps à se raconter leur année. Les premières découvertes. Leurs premières questions. Parfois une partie de Mistigri, Mikado, Rami.
Plus fières si des joueurs manquants les adultes les accueillaient au sein d’une équipe pour leur partie de boules de 18 heures.
Les non-retenues tenaient les comptes

Les garçons s’acharnaient aux billes jusqu’à de violentes disputes.
« Je jouerai plus avec toi. Tricheur! ».
Un jamais qui s’arrêtait au lendemain.

La mémé dormait plus longuement l’après-midi.
Le frère était parti chez la grand-mère « d’en-haut« .
La mère n’avait toujours pas voulu que sa fille honore aussi l’invitation. Elle ne voulait pas s’en séparer
« Non c’est lui qui « monte ». J’ai besoin de toi. Lui est turbulent. Obéit difficilement. Ça me reposera. Toi, tu peux m’aider ».

Aider voulait commencer les vacances d’été par un grand nettoyage général de la maison de village. Les parents qui s’occupaient de l’aïeule pendant dix mois n’avaient pas le temps de faire une autre pièce que la chambre bleue.

Le décapage annuel « écoeurait » la mère.
La fillette, manipulée « au sentiment » et « au sens du devoir » l’accomplissait dorénavant.
Ensuite : courses, vaisselles, aide-cuisinière…

Pendant des décennies cela sera sa routine.
Pas de séjour dans le Berry.
Des vacances garde-maman.

(A suivre – 60)

COPYRIGHT

Jeannot de la glace

barre23.gif

*

*

- Maman ! il y aura un camp pour Pâques. Je pourrais y aller ?
- Nous irons chez mémé. Ça coûte rien.
- Mais les autres…
- Tu iras une autre fois. Il y en aura d’autres..
- J’irai à celui de cet été ?
- On verra. On verra…

Nanette oublia sa déconvenue grâce aux rituels familiaux de Pâques. Les premières fleurs sauvages. Les palabres avec l’aïeule.

De retour à la ville première chaleurs. Premiers énervements. Eau imbuvable.
Déjà le père avait installé un filtre pour atténuer le goût de javel. Restait la température. Il imagina donc de fabriquer une glacière, en s’inspirant de la chambre froide de la grand-mère « d’en haut« .

- Mama. Je le vois. Il arrive. Jeannot de la glace arrive !
- Te penche pas tant ! Un jour tu tomberas !
- Je descends. Donne les sous.

Chaque jeudi et chaque dimanche un camion transportant des barres de glace parcourait les quartiers. Elle descendait avec un seau. L’artisan-chauffeur coupait un morceau plus ou moins grand, à la demande. Nanette remontait avec le précieux cube d’un transparent bleuté.

- Attention ! c’est lourd !
- Merci Jeannot de la  glace !

Il souriait. Poursuivait sa tournée.
Elle mettait quelques minutes pour monter son précieux chargement.
En haut la mère l’entourrait très serré dans un vieux pan de couverture kaki et enfermait la papillote dans le bac en alu qui lui était réservé. 48 heures de boisson fraîche.

Pour fêter ce nouveau confort, la mère prit l’habitude, tous les dimanches, de l’envoyer chercher une bouteille de bière et une de limonade au bar voisin. Les vides étant rapportées. Leur petit plaisir dominical. Elles ne pouvaient pas sortir. Le frère était trop grand pour rester seul. Trop petit pour une longue marche.

(A suivre – 59)

COPYRIGHT

L’aventure

barre23.gif

*

*

Maintenant la Lionne se sentait devenue une grande.
Mériter le vocable sous lequel, souvent, son père l’appelait.
Elle appréciait de se trouver avec des collégiennes de 12/15 ans. Elle qui n’en avait pas dix. Tous les jeudis elles arrangeaient leur local.
Quatre pans : quatre équipes.
Chacune peignant leur coin aux couleurs des rubans de l’uniforme.
Celles des Lions correspondant au drapeau provençal : jaune et orangé.

Deux fois par mois : l’aventure.
Elles se retrouvaient tôt devant le local avant de rejoindre pipétibus la gare des trolleys ou un tramway desservant les banlieues sauvages.
Parfois l’équipe des Algles ( Aigles toujours plus haut !) venait avec elles. Les deux chefs d’équipe ayant prévu des jeux de piste ou des compétitions pour préparer l’obtention des badges : cuisine, secourisme, noeuds, etc…

Ces dimanches-là Nanette sortait fièrement avec son uniforme impeccable. Droite, sac tyrolien sur le dos…lorgnée derrière leurs rideaux par les harpies du rez-de-chaussée.
Première trotte pour retrouver les initiées. Trajet en véhicule public. Seconde marche pour dénicher un coin libre. Propre. Plat. Pouvant accueillir leur pique-nique.

L’après-midi, les occupations prévues effectuées, elles cherchaient généralement des feuilles pour l’herbier de la patrouille.

Elles étaient de caractères très différents. Avaient jusqu’à 7 ans d’écart. Toutes de milieux ou origines divers ; cependant aucun problème notable. Toutes s’entendaient pour l’harmonie du groupe. Toutes vivaient dans le même quartier, voire le même immeuble.
Si le casse-croûte de certaines était plus copieux…de bon coeur elles partageaient avec les moins nanties.

Les privations et les horreurs de la guerre récente avaient suscité une éducation et un modèle de vie fait de partage et de simplicité.

(A suivre – 58)

Début du roman
http://lunebleue.unblog.fr/2009/09/12

COPYRIGHT

Les Lions

barre23.gif

*

*

Les doryphores avaient tous regagné les villes ; rendant les campagnes aux paysans.
Le père avait repris ses navettes méditerranéennes.
La mère s’adonnait aux interminables recherches pour une rentrée à minima.
Le petit frère entrait en maternelle dans son joli tablier en vichy rose.
La nouvelle maîtresse de Nanette n’avait pas l’aura alerte et aimable de l’instit du cours précèdent.
Repartie pour un tour.


Avec les dégâts du gel et défaut de moyens pour l’entretien, le patronage dû fermer.
La soeur suggéra d’aller s’inscrire aux « Guides de France« .
Bien sûr Nanette était encore trop jeune. Mais elle était si raisonnable. Grande pour son âge. Elle recommanda donc la fillette à la cheftaine de la section.

La cheftaine , trentenaire, bonne demoiselle vivant chez ses parents, les reçus. Accepta de la prendre un trimestre à l’essai. Au bout de la période, s’il n’y avait pas de problème, la postulante serait inscrite définitivement. La liste des affaires à acheter remise.

Trois mois plus tard, fière de son bel unforme marine avec foulard et rubans, la scoute intégra l’équipe des Lions.
La devise lui convenait :
« Lions, plus forts que les forts »…en loyauté !

 

(A suivre – 57)

COPOYRIGHT

Tu jouais ?

barre23.gif

*

*

- Tu jouais ?
- Oh non ! Les petits se chamaillaient tout le temps. Leurs jeux ne m’intéressaient pas. Souvent je me suis fait gronder car j’étais assise entrain de lire… »Ben qu’c'est’y c’tt’ façon de lire tout’ la journée ! Tu veux bien laisser ça ! Te décoller d’ta chaise. Rejoindre les autres ! »

Les deux complices éclatèrent de rire.

- Je ne sais pas très bien prendre l’accent, mémé, mais ils ont un accent !
- On a été gentil avec toi ?
- Comment dire…Là-haut, tous les enfants font ce qu’ils veulent dans la journée…Bien sûr pas des bêtises ! Mais ils prennent les repas tout seuls. Avant les grands. Et pas de soirée dehors comme chez nous. Dans la journée tu dois jouer sans aller sur la route. Devant la maison. Car leur route est une nationale. Que de voitures ! Et des camions ! Même des gros américains ! Si tu fais un salut aux militaires, souvent ils lancent des paquets de chewing-gum. Pas des boules de toutes les couleurs. Des paquets plats enveloppés dans du papier. Enfin, je préfère les soirée ici. Puis notre ciel est plus beau. Plus haut. Plus bleu.
- Et ton grand-père ?
- Mémé, c’est un géant ! Mais pas un méchant. Un ogre qui fait peur, crie…C’est un gros géant, bon comme du pain d’épices ! Il te soulève sans effort ! Peut te garder des heures sur un genou sans être fatigué…En réalité, j’y étais peu souvent…les autres petits-enfants l’accaparaient…Même la grande cousine. Pourtant elle a plus de 18 ans ! Il ne sait pas dire non. Quand il a fini son travail, s’il s’assied, il a toujours quelqu’un sur un genou…
- Tu l’as vu travailler ?
- Pouah ! Quelle odeur ! Mémé, tu peux pas savoir comme ça pue de la corne de sabot de cheval brûlée ! Ca pue tellement qu’il ferre aux aurores afin d’avoir fini au début de la journée quand la patronne ouvre la boutique.
- Il y a beaucoup de monde ?
- Je sais pas. Les voisins…Les environs…le passage…grand-mère fait : car-poste-téléphone-bistrot-alimentation-dépôt de pain….Il y a des heures sans personne…Puis d’un seul coup c’est plein  de monde !

- Alors les pipelettes ! Faudrait songer à diner. Puis se coucher…Gardez-en un peu pour demain…On est fatigué. On aimerait se coucher rapidement.
- Papa a travaillé tous les jours pour sa maman. Il lui a repeint et tapissé toutes les chambres. La prochaine fois il refera la boutique et la cuisine…où il essaiera de « mettre l’au à la pile »..Mémé, en haut, il faut aller chercher l’eau, avec un seau, dans un puits. Et si tu la gaspilles !…Tu vas au lit sans manger… à n’importe quelle heure de la journée !
- Allez Nanette, maman attend. C’est prêt. Dépêche-toi qu’on aille vite se coucher. Je vous amène votre plateau tout de suite.
- Merci Joseph. Prenez votre temps. J’ai pas très faim ce-soir. Je suis bien trop contente que tout se soit bien passé. Que vous soyez tous de retour.

(A suivre – 56)

COPYRIGHT


 

Alors ? raconte !

barre23.gif

*

*

Voyage retour. Même horreur d’un trajet long. Inconfortable. Bruyant et salissant.

- Alors ? raconte !
- Attends que j’arrive mémé !

Nanette, essoufflée, referma la porte de la chambre bleue. Enleva sa veste. Posa deux baisers sonores sur les joues creuses et ridées de son icône au grand chignon roulé ; gris argenté, encore cendré de noir.

- Tu sais, ma grand-mère « d’en haut » a les cheveux blancs. Tout blanc. J’ai jamais vu une chevelure aussi blanche.
- Elle est gentille ?
- Heu…gentille…C’est une patronne !
- Comme ta mère alors ?
- Non. Maman est autoritaire. Elle, comment dire…Elle doit se dire « voilà tout ce qu’il faut que je fasse aujourd’hui ». Elle organise. Et il faut que ça avance ! Elle travaille autant que la maman de maman…Mais c’est pas le même travail..Et « il faut pas lui marcher sur les pieds » !

L’aïeule sourit.

- Alors, raconte-moi tout. Commence au premier jour jusqu’à aujourd’hui…ça sera plus facile.

Nanette ouvrit des yeux énormes. Leva les bras au ciel. Se cala sur le bord du lit.

- Je sais pas…si je me souviens de tout. Puis ça serait trop long !…Je vais te dire ce que j’ai pas aimé. Ce qui m’a beaucoup plu.
Le voyage : une horreur ! Trop long. Trop de changements. Mémé, je te jure  une horreur !
- Ne jure pas ! C’est pas joli.
- Ce qui m’a plus : beaucoup de variations dans les journées. Aller chercher grand-mère qui lavait à la rivière ; pas comme ici dans le lavoir du rez-de-chaussée. Apporter le goûter à grand-père et papa les après-midi où ils allaient à la pêche. Aider à la boutique en ramenant les verres. Aller tirer les chopines au tonneau de grand-père pour lui faire gagner du temps…Lui aussi fait son vin !

(A suivre – 55)

COPYRIGHT

Régale-toi !

barre23.gif

*

*

Nanette découvrit cette année-là le feuilletage. Délicieux !
Elle finit sans délai sa portion aux anchoix, mais fut encore plus admirative avec la préparation aux pommes-de-terre. Ca pouvait donc être un régal les patates ! Elle dévorait des yeux tout l’étal de l’artisan.

- T’as donc fini ton morceau ? T’en voudrais un autre ?
- Oh oui !

La tante éclata de rire. Depuis un moment elle observait sa nièce. Allait-elle réclamer, comme ses cousins, plus loin devant les stands des jeux où avec les maris pour boire…Devant sa résignation polie elle avait décidé d’intervenir.

- Tiens. Régale-toi. Vous ne connaissez pas ça dans le midi !
- Les anchois, si. Mon pépé fait des fougasses…un délice ! Le feuilletage. Les feuilletés aux pommes-de-terre…c’est la première fois que j’en vois, j’en mange…Que c’est bon !

La tante, heureuse de sa joie, la prit par la main libre.

- Viens, allons nous asseoir avec les autes….C’est qu’il fait soif aussi !

Ce fut un dimanche de paisible bonheur familial. Partagé avec d’autres familles. Dans une nature enchanteresse.
La smala rentra joyeusement en fin d’après-midi.
Les collations et discussions reprirent dans l’arrière boutique.
Et les promesses de s’écrire ! De se revoir plus souvent.
Les citadins rejoignirent leurs pénates.
Les provençaux préparèrent leur départ pour le lendemain.

(A suivre – 54)

COPYRIGHT

Mais pas soumise

barre23.gif

*

*

Nanette mangea proprement. Sagement. Rapidement.
Cette grand-mère-là était travailleuse, comme l’autre, mais pas soumise. Ni effacée. Émanait d’elle une autorité bienveillante …mais ferme !

La tante arriva. La taquina. Lui versa de l’eau dans la bassine pour qu’elle puisse faire sa toilette tandis qu’elles étaient seules. Lui prêta un peignoir, en attendant que sa mère lui donne les vêtements du dimanche. Puis, en peu de temps la pièce fut bondée.

- Joseph, pourquoi n’avez-vous pas mis sa belle robe blanche à Nanette. Elle est si jolie avec. C’est parfait pour la procession de St Supplice.
- Je préfère la bleue. Ca fait ressortir ses yeux.
- La blanche est plus de circonstance ma fille.

Alors le père prit une position qui alimenta des années de griefs chez son épouse. Il approuva sa mère. L’ombrageuse mère obtempéra. Bouda toute la journée. N’oublia jamais.

Après la messe, célébrée dans la clairière abritant l’oratoire, les familles se dispersèrent parmi leurs connaissances.
C’était la journée des retrouvailles annuelles pour tous.
Les stands offraient marchandises locales, nourritures…
La buvette fut prise d’assaut par les hommes. Les femmes gourmandes se précipitant vers le boulanger-pâtissier de la ville  qui régalait chaque fois et chacun avec ses galettes feuilletées.

(A suivre – 53)

COPYRIGHT


12

Il était une fois…

Puisse cette histoire intimiste
vous apporter un peu d'évasion
vous rappeler des souvenirs
ou vous amener à méditer sur la société de consommation...

Auteur:

lunebleue

Catégories

L’absence

L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ;
Il éteint le petit, il allume le grand.

Bussy-Rabutin

L’amitié

Un des plus grands bonheurs de cette vie,
c'est l'amitié ;
et l'un des bonheurs de l'amitié,
c'est d'avoir à qui confier un secret.
A. Manzoni

Le devoir

Je ne connais que deux belles choses dans l'univers :
le ciel étoilé sur nos têtes
et le sentiment du devoir dans nos coeurs.

. E. Kant

DIEU

Un homme avec Dieu
et toujours dans la majorité.
John Knox

Doute

Dans le doute
abstiens-toi.

Zoroastre

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Commentaires récents

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

novembre 2009
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Epitaphe

Celui qui cy maintenant dort
Fit plus de pitié que d'envie
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.

Scarron