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Archives pour décembre 2009

Bons préparatifs

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 Bons préparatifs

pour le réveillon de la

Saint-Sylvestre

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Cordialement

LUNEBLEUE

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La Paix soit en vous !

 

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Bons préparatifs

pendant cette semaine

et

 

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Cordialement

Lunebleue

***

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Il est cocu !

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- Zut ! papa les voisines sont sur le seuil de la porte…
- Quelle importance. Fait comme s’il n’y avait personne.
- Il est cocu le marin ! Y’a que des cocus dans la marine !

Les harpies criaient en riant.
Haranguant les passant qui continuaient leur trajet. Réprobateurs.

Nanette lâcha le bras de son père. Passa devant sur le petit trottoir. S’arrêta devant le bide énorme d’une matrone.

- Pardon madame ; voulez-vous dégager le passage.
- Il est cocu l’officier !

Le père posa doucement sa main sur l’épaule frêle. Ils étaient là. Face à face. Une masse de chair vociférant sur le seuil. Un père et sa fille sur l’étroit trottoir sollicitant le dégagement. soudain…silence. Puis la mère s’effaçant lentement, sa fille cracha au visage de l’homme en giclant son venin d’injures.

La salive émulsionnée coulait lentement du coin de l’oeil sur la joue.
La main de l’homme la racla posément. L’essuya sur la joue de la fautive ; qui faillit s’en étrangler de stupeur !
La vieille fille acariâtre hurla au scandale !
Un macho venait de la battre ! La gifler !

Les outragés montèrent au logis.
Le père déclara l’incident clos.
La soirée se déroula comme à l’accoutumée.
Nanette eut beaucoup de mal à trouver le sommeil.


Elle n’avait jamais reçu de gifle.
Une seule fois son père, qui avait dû donner une fessée au petit, lui avait attribué la même punition « pour qu’il n’y ait pas de jaloux« …
Une seule fois. Et il avait eu des remords plusieurs jours en voyant sa main bleue sur la fesse de l’enfant. Il y avait longtemps…

Aujourd’hui, on lui avait craché au visage !
Quelle horreur !
Et ces injures ! Quelles folles ! vivement qu’ils déménagent !

A l’escale suivante, il apprit que les mégères avaient porté plainte.
La mère avait pris le conseil du maire du village : avocat dans la cité phocéenne.
Avec son appui, l’appartement promis fut annoncé plus rapidement. Dans 18 mois.
Les parents décidèrent de passer la prochaine année scolaire au village natal. Les voisines devenaient insupportables.

L’avocat plaida honorablement l’affaire, en s’appuyant sur des années de nuisances, envers un jeune couple avec deux enfants, par un trio de femmes seules, aigries, malveillantes.

Les harpies furent déboutées de leurs exigences.
Le tribunal octroya simplement 50 francs de dommages et intérêts. Pour le principe.
L’avocat eut l’habileté de ne rien réclamer à ce couple qui vivait dans une telle masure citadine.
Il y gagna les voix de toute la famille.
A toutes les élections où il se présenta. Mairie et députation.
De plus chaque année, au moment des fêtes de fin d’année, le grand-père lui réservait sa meilleure chasse.

(A suivre – 83)

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La vie du port

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- Tiens ma grande. Installe-toi. Ce n’est pas grand mais maintenant j’ai une cabine personnelle et un bureau. Je reviendra pour midi. Nous irons manger au carré. Enferme-toi. Ne fais pas de bruit. Ne réponds à personne. On sait où me trouver s’il y a quelque chose.
- Oui papa. T’as des livres ?
- On cherchera au coin bibliothèque à midi.

Il avait endossé sa combinaison de travail. Ses chaussures renforcées. Prit son carnet. Sa torche. Elle ferma derrière lui. S’installa sur la couchette très haute. Observa.

Le va et vient des grues des cales des bateaux aux entrées des hangars. Les navettes des taxis débarquant quelques navigateurs et ramenant en ville ceux qui finissaient leur besogne. Les manoeuvres d’amarrage d’un cargo Grec. L’éloignement d’un Paquebot du quai neuf, faisant un sillage d’ondes neigeuses.

Le père était fier des compliments que les autres officiers ou marins lui faisaient sur sa fille. A onze ans, elle en paraissait seize. Certains la regardaient bizarrement…
En classe, elle avait honte de ces centimètres en plus.
A bord, elle était contente de  rentrer doucement, par sa taille, dans la sphère des grands.
Dans cette zone où les adultes s’aperçoivent soudain de leur existence. Les interrogent sur leurs activités, pensées…

Sa journée terminée, le père la récupérait. Remettait sa tenue, après la douche. Ils faisaient le chemin inverse de celui du matin. Elle avait occupé son temps à lire, dessiner ou observer la vie du port.

(A suivre – 82)

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Facile à dire

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Elle avait bien obtenu, voilà deux ans, comme toutes les élèves de sa classe, son certificat du 90m brasse…mais il avait fallu pour cela que le moniteur lui lance un gentil coup de pied aux fesses pour qu’elle plonge du bord du vallon des Aufes.

A ses yeux…elle ne savait pas nager.
Elle avait peur dès qu’elle savait qu’elle n’avait pas pied !

Elle aimait la mer.
Être au bord de la mer.
Rêver au bord de la mer…
Mais pas dans…elle paniquait.

Sa mère, c’était pire.
Une peur incontrôlable la saisissait à l’approche de l’eau.
Impossible de lui  faire tremper les pieds le long d’une plage.
Elle s’éloignait au maximum de la mer lorsqu’elle devait contourner le Vieux Port. Elle se sentait « attirée par la masse liquide.

Le père n’arrivait pas à éradiquer cette phobie.
Même en répétant qu’un corps flotte.
Que son moniteur s’était fait attacher et jeter à la baille pour le prouver.
Il suffisait de ne pas avoir peur.
Avec la frousse on avale de l’eau. La terreur vient. On coule.

Facile à dire…

(A suivre – 81)

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Les avaries

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- Et j’ai des tablettes de chocolat. Je les donne à maman. Elle vous les distribuera sur plusieurs jours. Que vous ne soyez pas malades !
- J’en veux maintenant !
- Au dessert alors. Une barre. Il faut qu’elles fassent le mois.

C’est parfois utile d’avoir une mère gourmande.
Nanette regardait les tablettes de chocolat. Certaines étaient bizarres.
C’était la première fois qu’elle voyait du chocolat blanc.
Elle supposa qu’il devait être moins cher. Le père ayant privilégié le plaisir de la quantité pour les gourmands.

Les escales étaient régulières. Nombreuses. Brèves : un jour.
Sauf quant il y avait des avaries.
Nanette aimaient les avaries !
Son papa restait alors souvent une semaine entière au port. Parfois deux. Alors il s’agissait d’être bien en grâce pour l’accompagner les jours sans classe, ni scoutisme.

Ils partaient le matin. Tôt. Piétibus. Trolley. Sacrifiaient au rituel du contrôle douanier. Re-piétibus en faisant su slalom entre les piles de marchandises déchargées sur les kilomètres de quais de la zone portuaire. Enfin la passerelle. Là, elle avait souvent de l’appréhension, devant la rigidité  relative de la rampe d’accès. Surtout si le Mistral taquinait les planches en les projetant-éloignant de la coque.

Quel soulagement de poser les pieds sur le premier pont !
Ouf ! elle avait une peur bleue chaque fois pendant les quelques minutes de la grimpette. Ne pas regarder en bas pour éviter le vertige !
Ne pas tomber…
Elle ne savait pas nager !

(A suivre – 80)

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Rien à signaler

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L’officier monta  rapidement des machines, dès son quart terminé. Fila prendre une douche. Prépara sa valise. Vite rejoindre sa famille. Ne pas oublier les quelques cadeaux. Son tabac.

- Rien à signaler ?
- Rien à signaler.

Le douanier s’écarta en souriant, comme d’habitude.
Il connaissait son petit monde des navigateurs. Avec celui-là rien à craindre. Plus astucieux de faire ouvrir leurs bagages au groupe de jeunes célibataires qui marchaient dans ses pas.

Le père porta sa grande et lourde valise pendant plus de deux kilomètres ; avant d’utiliser quelques minutes le trolley qui conduisait du port aux pieds de la Bonne Mère. Quelques arrêts avant le terminus, il poursuivit son chemin sous la pluie. L’averse dégoulinait de sa casquette sur son visage. Son costume. La valise. Les souliers noirs, trempés, rejetaient en couinant la flotte indésirable.

- Papa !
- Débarrasse-toi. Change-toi vite. On est pas allé te chercher, vu le temps.
- Tu m’as apporté quelque chose ?

Il se sécha. Se changea. Essuya la valise. L’ouvrit.

-Alors ? Vous avez été sages ?
- Oui. Oui ! OOui
! répliqua le gamin, le nez dans le linge sale, la main fouineuse.

Le père l’assit à sa place. Donna les vêtements à laver. Tendit un petit camion en bois à l’impatient. Un petit paquet à chacune de ses  femmes.
Le chauffeur fit immédiatement des bruits de moteur-klaxon.
La mère hocha la tête devant les colifichets andalous ; elle lui avait déjà dit de ne rien acheter et de verser toute la paye sur son compte…

- Eh bien ma grande ? Tu n’ouvres pas ?
- Pourquoi tu prends pas un taxi. Tu es mouillé. Presque bleu. tu vas tomber malade…

Elle regretta aussitôt sa stupide question. Elle savait bien pourquoi ses retours-longues marches…

(A suivre – 79)

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Porte-moi !

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Une nouvelle année commençait.
Grâce à l’l'initiative, au travail du chef de famille, un logement plus grand, décent pouvait être espéré. La compagnie louait plusieurs appartements HLM pour ses cadres. Ils étaient sur une liste. La routine reprit. Plus sereine. Repas. École. Catéchisme. Scoutisme…et les escales tant attendues du papa !

Les dimanches, à la fin de la messe, maintenant ils pouvaient acheter deux gâteaux pour chacun. S’il n’y avait pas sortie avec les guides, et s’il faisait beau, le petit frère pouvant marcher, la mère et les deux enfants se dirigeaient vers la Corniche pour s’aérer avec l’air du grand large. Contempler la mer.

- Suis fatigué ! Porte-moi.
- Encoure quelques pas. Nous arrivons. Nous nous assiérons au premier banc. Allez courage.
- Porte-moi !
- Tu es trop lourd.
- C’est les bébés qu’on porte ! Marche.

Le garçonnet regarda sa soeur. Rageur. Hésita un moment. Allait-il gagner ? Se faire porter. Il décida de courir jusqu’au premier banc qu’il voyait eu loin, pour prouver qu’il n’était plus un bébé.

Si le Mistral ne gâchait pas l’après midi en refroidissant trop l’air et déstabilisant les marcheurs. Si un soleil vertueux s’appliquait à chauffer l’atmosphère…Nanette aimait bien marcher le long de cette mer espiègle, qui taquinait les rochers de ses vagues rythmées au souffle d’un Eole plus clément. Ne pouvant s’empêcher, cependant, d’éclabousser les badauds imprudents avec des bruines salées.
A la fin du grand trottoir aménagé, ils rebroussaient chemin ; tenant le garçonnet qui réclamait sa grande halte au monument d’Orient. Là un autre garçonnet avait ses habitudes. Les femmes, assises, les regardaient jouer aux billes ou aux petites voitures avec une boite quelconque.

(A suivre – 78)

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On arrose ça !

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- Tu as repassé mon costume, ma chemise blanche, ma cravate ?
- Oui. Tiens. finis de déjeuner d’abord. Sinon, tu auras un creux à 10 heures
.

Nanette fit semblant de dormir. Se tourna vers le mur. La veille sa mère lui avait fait la leçon. « Demain, tu ne te lèveras pas avant le départ de ton père. Qu’il n’ait aucun motif d’énervement ou de déconcentration« .

Ils s’embrassèrent. Elle referma la porte. Il descendit lourdement. La fillette fut envahie par un trac douloureux. Pria. Qu’il réussisse ! Qu’elle soit contente. Que l’atmosphère soit plus détendue….Et il le méritait tant !

Les jours qui suivirent furent torture. Les silences interminables étaient zébrés d’éclairs de colère incompréhensible. Les enfants se faisaient tout sages dans leur coin. Même le petit frère obéissait aussitôt…

- Driling ! Driling !…Alors, l’officier ! On arrose ça !

Une voix joyeuse accompagnait les coups de sonnette ! Le père se leva. Ouvrit la fenêtre. Annonça qu’il descendait ouvrir. Les deux vétérans remontèrent les bras chargés de bouteilles et paquets. Rirent des récriminations des mégères. Pendant des minutes ce fut un brouhaha de remémoration des problèmes, des solutions, des peurs, des espoirs…

Enfin, saouls de paroles, ils débouchèrent les bouteilles et l’assemblée se régala d’un copieux repas froid. Tard dans la nuit l’officier racompagna son collègue. Il ne voulait pas le laisser rentrer seul dans l’état de jovialité dû aux agapes et libations…Il ne revint que le lendemain matin…son ami ayant les mêmes préoccupations…apaisé.
Un air nouveau flottait dans le logis.

Il fut décidé de retourner vivre une année au village natal. Le temps que l’appartement HLM promis par la compagnie maritime qui logeait ses officiers, soit terminé ; dans un immeuble en construction. Ils étaient sur une liste d’attribution.

(A suivre – 77)

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Le Ciel décide

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La vacancière arriva essoufflée de sa première visite au Bastidon.

- Alors ? Tu as trouvé des violettes ?
- Tiens mémé. Elles sont très parfumées !

Après deux bisous sonores elle s’assit au coin du lit.

- Je vais demander au pendule si tu as été sage ce trimestre.
- Non mémé ! Je suis grande maintenant ! …Tu crois qu’il saurait pour papa ?

L’aïeule sourit mystérieusement.

- Pour ton papa il faut prier.
- Mais je le fais tous les soirs. Après mon examen de conscience. Je t’ai raconté qu’on est même allées demander de l’aide à la Vierge Noire.
- Il faut prier tous les soirs. Bien travailler. Être sage…Alors…c’est possible. Il est brave ton papa ! Je prierai aussi pour lui.
- Tu diras des chapelets ?
- Je ferai ce que je pourrai…Mais, c’est le Ciel qui décide.
- Bon je vais chercher ton plateau. Pépé a trouvé des asperges sauvages. Il en fera une brouillade pour ce soir. A t’à l’heure !

A la fin des vacances pascales, elle regagna la ville rassurée.
Si elles étaient deux, vraies croyantes, à prier…Son père qui étudiait sérieusement, sans arrêt…devrait avoir toutes les chances de réussir.

(A suivre – 74)

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123

Il était une fois…

Puisse cette histoire intimiste
vous apporter un peu d'évasion
vous rappeler des souvenirs
ou vous amener à méditer sur la société de consommation...

Auteur:

lunebleue

Catégories

L’absence

L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ;
Il éteint le petit, il allume le grand.

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Un des plus grands bonheurs de cette vie,
c'est l'amitié ;
et l'un des bonheurs de l'amitié,
c'est d'avoir à qui confier un secret.
A. Manzoni

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Je ne connais que deux belles choses dans l'univers :
le ciel étoilé sur nos têtes
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. E. Kant

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Epitaphe

Celui qui cy maintenant dort
Fit plus de pitié que d'envie
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.

Scarron